
Après l’étonnante qualification pour les As obtenue la semaine passée après la rouste infligée à Hyères-Toulon, voilà que se présente la phase retour de cette saison 2011/2012 pour le moins rocambolesque du Cholet Basket. La confiance est de nouveau du coté des Mauges, l’espoir avec elle mais pour cela il faut confirmer et très rapidement dans un championnat qui file à 100 à l’heure. Si CB a fait un bond vers la septième place, il ne faut pas oublier qu’il y a bien trois victoires d’écart avec le wagon des six premiers, encore un étage de plus vers le haut que les choletais se voient bien atteindre rapidement.
Pour cela, il faudra passer sur le corps de vaillants orléannais, une des fausses surprises de cette saison , juste au-dessus au classement au sixième rang après un exercice 2010-2011 désastreux. Le club de Philippe Hervé vient ainsi de remporter huit de ses neuf dernières rencontres, et pas des moindres (Nancy, Roanne ou … Cholet pour ne citer qu’eux). L’équipe new look orléannaise s’est appuy sur des recettes qui ont déjà fait leurs preuves en Pro A : des joueurs ayant du vécu au club (Banks, Greene), d’autres ayant fait leurs preuves depuis un moment dans l’élite (Pellin, Sangaré, Joseph) et des rescapés de la saison précédente durant laquelle ils avaient joué en dessous de leur réel niveau (N’Doye, Sy) pour un mélange homogène, sans réelle star mais très solide. C’est sur ces valeurs de collectif, de solidarité que la défense d’Orléans s’appuie cette saison, ce qui en fait une des références dans l’Hexagone (2ème en points encaissés par match). SI l’attaque est elle un peu moins flamboyante, elle n’en compte pas moins de réels talents comme les artilleurs (ou arroseurs selon les matchs) Cedrick Banks et Brian Greene, les physiques David Monds et Amara Sy, revenu à son meilleur niveau ou encore les altruistes Marc-Antoine Pellin (5ème passeur du championnat) et Yohann Sangaré.
Tout comme Cholet est reconnu pour la profondeur de son banc, Orléans s’appuie également sur un groupe aussi bien qualitatif que quantitatif avec pas moins de huit joueurs entre 19 et 31 minutes, sans oublier le tout jeune Mael Lebrun, décisif le week-end passé contre Nancy (12 points à 4/5 de loin et meilleure évaluation des siens en douze minutes). C’est donc une guerre des nerfs et de tactiques que vont se livrer les deux coaches Kunter et Hervé qui auront tout loisir de piocher allègrement dans leur effectif au quasi complet, seul le meilleur contreur de Pro A Rudy Gobert manquera à l’appel pour CB. La Meilleraie pourra par conséquent voir évoluer pour la première fois Robert Dozier à domicile, tout comme Kevin Houston, déjà à son aise la semaine passée, certes dans un match facile (10 points en huit minutes). Ajoutez à cela un Fabien Causeur toujours au-dessus de la mélée, Patrick Christopher étincelant à domicile (21pts, 15.5 d’éval contre 3.5pts et -1 d’éval à l’extérieur !) et un Luca Vébobe en pleine possession de ses moyens (14.5 d’éval sur les six derniers matchs) qui aura fort à faire face à Sy pour le duel du soir, et vous obtenez ce qui devrait faire la force du Cholet 2012.
La rencontre devrait donc valoir son pesant de cacahuètes et tenir ses promesses. Après le match de la révélation face au Mans, ce nouveau gros duel face à Orléans doit servir de validation, de justification au regain de forme du champion 2010. Les supporters y croient et se remettent à rêver, une déconvenue sous leurs yeux pourraient vite les faire déchanter. Les choletais savent ce qu’ils ont à faire, et on peut espérer à défaut d’une victoire assurée, de ne pas être déçus du spectacle. Auquel cas, la vérité des chiffres viendra rappeler à Cholet qu’il n’est aujourd’hui qu’un club de milieu de tableau.
Loris BELIN
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