Cholet Basket
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Euroleague
Publié le 29/01/2012 à 00h12 par Benjamin Grolleau
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La formidable entente ...
Formidable … C'est bien l'adjectif qui convient pour décrire cette entente d'hommes tout de gris et noir vêtus … Cholet aura contrôlé, tout du moins, suivi son sujet durant 25 minutes, à quelques explosions près, ça passait. Retour sur un match qui restera gravé, mais pas pour de bonnes raisons.

 

 Tout commençait pourtant bien … Christopher amusait la galerie en rentrant des paniers de très haut niveau, permettant d'inscrire les huit premiers points choletais (à 3/3) et de prendre 5 longueurs d'avance (8-3, 3'). Fabien Causeur, quant à lui, pénétrait encore et toujours, finissant toujours par un panier, inscrivant les 5 prochains points choletais. Soucis ? Et bien oui, remarquez : les deux seuls marqueurs -déjà trop peu pour un « collectif »- sont marqués par deux extérieurs choletais. Continuez … Le secteur intérieur n'est pas assez présent. Et cela se paie cash, Georgi Joseph (toujours avec son magnifique bandeau pas du tout, mais alors pas du tout assorti avec son maillot), se régalait à l'intérieur de l'autre côté du terrain. Le tirailleur Falker, présent dans le 5 de départ, continuait son effort défensif : peines perdues. Les orléanais avaient déjà de la réussite. Cholet s'appuie alors sur son avance, puis les deux équipes se rendent au coup pour coup : un petit écart est bel et bien présent. Cholet mène 26-22 à la fin du premier quart-temps.

 Que dire du deuxième quart-temps ? Bien. Pour l'Entente orléanaise en tous cas … En effet, Orléans dans ce quart-temps ne va encaisser que 10 petits points choletais. La faute à qui ? Je suis incapable de vous répondre, et puis de toute manière, le basket est un sport d'équipe. « On gagne ensemble, mais il faut savoir aussi perdre ensemble pour apprendre ... » avait d'ailleurs lancé l'un des meilleurs basketteurs de tous les temps, j'ai nommé Michael Jordan. Les choletais limitaient le dernier MVP du All Star Game, Amara Sy, grâce à une boite extérieure efficace, mais en oubliaient presque l'intérieur, où l'on jouait clairement l'avantage de taille sur les changements. Cholet est désorganisé en défense. Kunter prend temps mort, sentant qu'il faut calmer le match, et notamment le coach visiteur. Gradit rentre, pour essayer d'apporter un peu de stabilité à la défense extérieure, avec en principal coupable DeMarcus Nelson, qui était absolument grillé, aussi bien en attaque qu'en défense. Pas pour longtemps … A peine trente secondes plus tard, Gradit est au sol, les arbitres laissent jouer (tiens je commence à en parler de ces trois hommes), Orléans en profite pour inscrire deux nouveaux points sous les huées de la Meilleraie qui était jusque là assez paisible. Orléans garde le fil, Cholet le perd, en attaque et en défense. Résultat, les visiteurs passent devant de deux points au tableau d'affichage à la mi-temps. Le match tient toutes ses promesses en terme de score et de rivalité, mais pas en terme de qualité de jeu produit.

Patrick Christopher aura fait une superbe entame de match, avant de se faire couper du jeu. William Gradit ne comblera pas cette absence par la suite au poste 3 ...

Comment mal commencer un quart-temps ? Suffit de regarder ce début de quart-temps côté choletais pardi ! Et bing, un trois points sur la truffe de l'équipe des Mauges ! Il ne fallait pas être en retard pour ne pas se faire sanctionner, pourtant Cholet est en retard défensivement, et perd trop de ballons … Emportés par un excellent Causeur (encore !), les choletais recollent finalement, avant de passer devant (45-44, 25'). Sur deux lancers francs, les visiteurs repassent devant. Cholet ne reverra plus l'avantage au score au tableau d'affichage en sa faveur. De son côté, Philippe Hervé continuait son one-man-show : deux avertissements pour faute technique : jamais une seule n'a été sifflée ! Bizarre ! Assommés, les choletais tentent de recoller au score. En vain. Kevin Houston arrose (1/8 au final), Nelson prend lui sa deuxième faute (suspecte), puis troisième (encore suspecte !) puis quatrième (plus que suspecte !). Énervé, l'ancien de Duke sort. Le tournant du match arrive. Cholet est frustré, Cholet n'a rien demandé, les arbitres vont pourtant siffler ! Désormais on connaît le refrain … Les arbitres s'acharnent sur le CB, Hervé se découvre de réels talents cachés de comédien (si, je vous jure !), tel Philippe qui rit, Philippe qui pleure ! Il n'aura pas mis longtemps à retrouver le sourire. Fabien, Lucas … on ne compte alors plus le nombre de fois que les choletais étaient à terre et que l'arbitre n'a rien sifflé, faisant signe de jouer... Bref, à la fin du troisième quart-temps, le mal est fait : le secteur intérieur est endetté en terme de fautes, les joueurs sont complétement sortis de leur match, à l'instar d'un Fabien Causeur qui n'en peux plus des coups de sifflet des trois hommes en noir et gris. Orléans mène alors de quatre points à 10 minutes du terme …

Le quatrième quart-temps commence comme l'avait commencé le troisième : mal. Après un accrochage ENORME, où l'arbitre semblait ne pas être à la Meilleraie pour ne pas voir la faute, Lucas Vebobe va demander des explications pour la raison du non-coup de sifflet de l'arbitre, apparemment sans « chercher ». Pas d'avertissement, non rien ! BING, faute technique et le 8-0 série en cours qui va avec. De quoi tuer le match. La bonne volonté de Christopher n'influencera pas le score final. Orléans s'impose.

Certes nous avons beaucoup parlé des arbitres, mais soyons honnêtes, ce n'est pas la seule raison de la défaite. D'accord on a le droit de passer à côté de son match, mais quand on est trois, et que l'on passe chacun notre tour à côté … Je vous laisse imaginer les paroles des supporters à la Meilleraie : «Aux ch****** l'a****** ! » lançaient-ils tous en cœur. Rien à faire, CB était sorti du match, même s'ils auront tenté le vieux coup de la compensation. Ajoutez à cela un manque d'agressivité, un manque d'organisation en défense, un arroseur automatique (Houston, en l'occurrence), des joueurs qui sortent de leur match … Remuez le tout pendant la durée d'un demi quart-temps environ … Vous y êtes, vous obtenez la recette parfaite d'un match que vous pouvez regretter. Pourquoi ne pas siffler de technique à cet acronyme P.H., certain coach en Pro A dont les qualités ne sont plus à démontrer, aussi bien tactiquement au basket qu'en théâtre ? Pourquoi ne pas avoir tenté un pressing tout terrain avec Ona Embo ? Les questions sont nombreuses, et seul Erman Kunter a les clés pour y répondre, et pour les éviter dans l'avenir …

On parlait d'un collectif retrouvé … Chose est donc dite que ce fut les deux « condamnés » qui en ont donné l'illusion, ou alors, seconde possibilité, que ce soit Orléans, équipe en forme du moment, qui ait réussi à couper cet élan. Toujours est-il que Cholet n'en demandait pas tant, et Orléans n'avait pas non plus besoin d'un tel coup de main …

Le joueur par joueur …

Fabien Causeur : Toujours aussi présent, il s'est malheureusement retrouvé dans l'obligation de calmer son ardeur en défense étant donné qu'il était clairement ciblé comme « le-mec-à-qui-on-fait-faire-des-fautes-pour-le-sortir ».

Lucas Vebobe : Bon match encore. Belle présence au rebond et en défense. Est toujours là en attaque quand on recherche le point de fixation qu'il nous manque en l'absence de Rudy Gobert

Robert Dozier : Pas très concluant pour ses premiers pas à la Meilleraie. Après son match à Hyères-Toulon, on s'attendait à mieux. Quelques incompréhensions en défense avec Cap'tain Falker.

Kevin Houston : Un arroseur automatique. Porte ENORMEMENT la balle, comme l'indiquait Fabien Causeur, un peu trop des fois …

Romain Duport : Belle présence en attaque, au rebond. Quelques retard de temps en temps en défense, mais globalement, bon match.

Randal Falker : Le tirailleur tiraillé ! Secoué en attaque et par les décisions arbitrales, Randal n'a pas forcément su se mettre dans le rythme en défense (0 contre !).

Carl Ona Embo : Belle présence collective. Il a refusé beaucoup de shoots, allez savoir pourquoi maintenant … Personnellement, je trouve que ce joueur a énormément progressé depuis son arrivée à CB en terme de gestion de balle.

William Gradit : 2 balles perdues, deux tirs manqués, un seul rentré, à trois points ouvert … Le bilan est lourd et Christopher semble lui faire du tort.

DeMarcus Nelson : Fatigué physiquement, on a l'impression qu'il n'est plus le même depuis le début de cette année 2012. Ceci dit, il a joué très peu (14 minutes), étant handicapé par les fautes (4, dont quelques unes … bizarres !)

Patrick Christopher : Du très lourd en attaque ! Il a tout simplement tout rentré à deux points (5/5). Semble un peu perdu de temps en temps en défense même si l'on sent une amélioration, sauf ligne de fond, où il se fait passer très facilement, et comme ce soir l'aide ne venait pas …

Benjamin GROLLEAU

 

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